#Pressionsociale

Vous avez forcément déjà été confronté(e) à des interrogations ou des remarques du genre : « Tu n’es pas encore marié(e) ? ».

Si vous êtes une femme, on vous dira : « Ani wadji ? » (Il est où ton gars/ ton copain ?).

Mais le plus enquiquinant, c’est lorsqu’on vous sort cette fameuse phrase que l’on entendra en vain dans la société sénégalaise : « bayil  daqqé bi !! », comme si toutes les femmes passaient leurs temps à refuser les avances d’un homme.

Les individus qui nous font tous, cette remarque ne connaissent absolument rien de notre vie !

Qu’est ce qui leur fait croire que nous agissons de la sorte ?

Être encore célibataire, ne signifie pas forcément que nous aussi, avons adopté la même attitude !

PS

Toutefois, ce n’est pas cette phrase principalement, qui pourrait taper sur les nerfs. La pire pour moi, c’est lorsqu’on nous demande : « Qu’est-ce qu’on attend pour se marier » (En wolof : loy khar ?). Une question qui peut très vite nous agacer !

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Loye khar ? loy Khar ?

Depuis quand la femme doit-elle demander un homme en mariage ?

Est-ce que c’est la femme qui  doit apporter la cola ou la dote ?

Et si jamais elle n’a pas encore rencontré la bonne personne , que doit-elle faire ?

C’est si facile de poser ce type de question, comme si cela dépendait du sexe féminin.

Je peux comprendre encore que de temps en temps, une jeune femme puisse demander à son copain s’il lui arrive de penser au mariage ou lui poser la question d’une manière moins directe. Ce qui permettra de mieux déterminer si la relation a vraiment de l’avenir ou pas !

Cependant, vous n’avez jamais vu de femmes au Sénégal, demander un homme en mariage. Nous savons toutes que si cela était permis, il n’y aurait pratiquement plus de femmes célibataires.

Un autre exemple que j’aimerais donner c’est lorsqu’un de vos amis ou un membre de votre famille se marie, vous avez l’impression que tous les projecteurs sont aussitôt braqués sur vous. Dès lors, on vous posera cette fameuse question : « Et toi, tu te maries quand ?».

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Mais mon frère, ma sœur : ce n’est pas parce que Aminata ou Ibrahima s’est marié(e) que je dois forcément me marier aussi ! Si je ne suis pas encore prêt (e) pour le faire ou que je n’ai pas encore trouvé la bonne personne, je fais comment ?

Il y a aussi la question de l’horloge biologique. Si vous êtes une femme encore célibataire et que vous avez déjà atteint le cap de la trentaine, vous entendrez très souvent les gens vous dire :

Une femme doit faire des enfants tôt !                                       

Tu  n’es plus très jeune, il est vraiment temps que tu te maries !

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La volonté divine, ils connaissent vous pensez ? Chaque chose de la vie, arrive au moment venu ! Mais bon, ça malheureusement ils l’oublient !

Le hic dans tout ça, c’est que la pression sociale, concerne aussi les hommes. Dès qu’ils ont une situation professionnelle ou qu’ils décident de quitter le cocon familial en prenant un appartement, on ne les lâche plus d’une semelle !

Très souvent, elle provient de leurs familles, et dans les 90% des cas, de la part de leurs parents qui leur diront : « tu as un bon boulot, tu t’es trouvé un logement, il ne te reste plus qu’une femme ! 

Qu’attends-tu pour en avoir ? 

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Cependant, il ne faudrait pas oublier un point essentiel : les hommes, contrairement aux femmes aiment davantage prendre leur temps. Ils n’éprouvent aucune hâte pour se passer la corde au cou ! Il faut dire qu’ils adorent leurs vies de célibats, qui leur permettent de bénéficier de beaucoup plus d’avantages, tels que de ne pas avoir à rendre des comptes sans arrêt.

Ma philosophie a toujours été que si un homme veut vraiment se marier, il le fera lorsqu’il se sentira prêt, le fait de lui mettre trop de pression, peut parfois le contraindre à prendre la fuite ou impliquer par la suite que même si ce mariage a lieu, il sera de courte durée ! D’où la célèbre citation wolof : « Tak ma , tak ma, fassé ma rek  ! ».

Dans la société sénégalaise comme dans d’autres cultures africaines également, on continue à subir une pression sociale même lorsqu’on est déjà dans les liens du mariage.

Si vous êtes en couple depuis 3 , 4 ans, voire plus et que vous n’avez toujours pas d’enfants, les gens autour de vous, vont commencer à se poser des questions, sans rater une seule fois l’occasion de vous en parler.

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As-tu passé des examens ou un bilan pour voir si tout se passe bien ?

Comment se fait-il que vous n’ayez toujours pas d’enfants ?

J’espère que ton mari n’est pas stérile ?

Les personnes que je plains le plus dans ce genre de situation, ce sont celles qui vont subir beaucoup de pression de la part de leurs belles-familles et là je parle comme vous l’imaginez déjà : des femmes !

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Celles qui sont mariées depuis un moment et qui n’ont pas encore eu d’enfants. Elles vont parfois se faire indexées du doigt, en se faisant qualifier de : « femmes stériles » alors que c’est pas forcément le cas !

Et c’est très souvent la belle -famille encore qui va inciter l’époux à prendre une seconde femme, en lui faisant croire qu’une autre sera capable de lui donner assez rapidement, une progéniture.

Dans ce cas précis, je me dis que les hommes ne doivent pas accepter que l’on s’initie ainsi dans leurs vies, même leurs propres familles n’ont pas à décider à leurs places ! Malheureusement, beaucoup parmi eux préfèrent se plier à leurs règles. Ce qui en règle générale, peut détruire de nombreux couples.

Je terminerai avec un dernier cas, qui concerne les couples mariés avec un enfant.

Et oui, comme quoi, ça ne s’arrête jamais !

Exemple :  Ton fils Ousmane a déjà 3 ans, à quand le prochain ? Il est temps qu’il ait un petit frère ou une petite sœur !

Pourquoi autant de pression ?

Si une femme veut prendre tout son temps avant de faire un autre enfant, il est où le problème ? Il s’agit après tout, de sa vie !

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Sacrée société Sénégalaise ! Cette société où on aura beau essayé de prendre notre propre vie en main, mais dans laquelle il y aura toujours une personne de notre entourage ou une de nos connaissances qui cherchera par-dessus tout : le moyen de s’initier dans notre vie privée. Ce que nous nous devons de refuser !

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Notre vie n’est pas la leur, elle nous appartient, nous seuls en sommes maîtres !

Précipiter les choses, c’est comme tirer sur une plante qui pousse.

Chaque chose en son temps !

 

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