#StopExcision

La mutilation génitale faite aux femmes qui aujourd’hui encore touche  beaucoup d’entre elles en Afrique, est une pratique terriblement barbare !

Une pratique qui existe encore et dont j’avais envie de parler, car je souhaitai parler de ces femmes qui ne connaîtront jamais de plaisir dans leur vie intime, parce qu’une partie d’elle a été détruite sans qu’elle ne l’ait jamais demandé !

Une obligation  qui leur est due pour des raisons de traditions, dit-on !

Le premier témoignage que j’ai eu à lire à ce sujet était celui de Katoucha Niane : Dans ma chair où elle évoquait l’enfer qu’elle avait vécu  en Guinée, alors qu’elle n’avait que 9 ans.

Elle y expliquait que sa mère lui avait fais croire qu’elles allaient se rendre au cinéma. Sauf que ce jour là elle s’étaient rendues dans un immeuble dans lequel vivait une de ses tantes : l’endroit où elle allait se faire exciser.

Vous savez ce qu’il y a de plus choquant dans l’excision, c’est la manière dont cela se fait, c’est à dire avec un couteau ou une lame : sans anesthésie,  et comme principale séquelle, l’ablation du clitoris.

Ce que Katoucha décrivait elle-même comme une douleur inimaginable ! Et moi j’ajouterai, que c’est un véritable horreur !

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Je ne vous cache pas que son roman où elle faisait part de ce vécu horrible, m’avait vraiment touchée !

Une expérience qu’une amie à moi à elle-même vécu étant plus jeune, et que beaucoup de filles vivent encore en 2017 ( 200 millions à travers l’Afrique, pour être plus exact ! ).

Vous vous imaginez, 200 millions de petites filles encore excisées à l’heure actuelle.

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Et sachez, qu’elles ont beau vivre en Europe ou ailleurs, lorsqu’elles sont encore très jeunes : à savoir dès qu’elles ont entre 5, 9 ans,  ou entre 10 et 12 ans, elles n’y échappent pas !

Leurs familles chercheront toujours le prétexte de les faire venir dans leurs pays d’origines, en leur faisant croire qu’elles doivent y aller pour des vacances, alors que c’est loin de l’être !

C’est le cas de l’écrivaine Sénégalaise : Halimata Fofana qui est née et a passé toute son enfance en France, excisée à l’âge de 5 ans au Sénégal, qui tout comme Katoucha a publié un livre pour parler de son vécu, intitulé : Mariama, l’écorchée vive.

L’excision  qu’elle a connu,  a engendré en elle des conséquences néfastes tout au long de sa vie, car elle avait eu du mal à se reconstruire, mais surtout : à se sentir femme comme toutes les autres, car elle avait toujours eu l’impression qu’une partie d’elle lui manquait.

Je vous invite d’ailleurs à suivre cet extrait très bouleversant de l’émission Française Mille et une vies, où elle en avait parlé !

Elle explique elle-même qu’à cet âge elle n’était pas encore vraiment consciente de ce qui lui était arrivée, sauf de la douleur atroce qu’elle avait ressenti à ce moment là.

Ce qui est désolant à travers cette pratique, c’est que beaucoup de familles n’en parlent pas à leurs enfants, ne les préparent pas mentalement, de sorte qu’une fois qu’on les emmène se faire exciser, ils ressentent de la trahison de la part de leurs mères ou de leurs tantes à leur égard !

Quoi qu’il en soit, aucune religion au monde n’a imposé une telle chose, c’est uniquement pour des raisons de cultures, de traditions, comme je l’ai expliqué auparavant.

Il y a encore énormément de familles africaines qui restent ancrées à ce genre de méthode.

Je pense que les campagnes de sensibilisation sur l’excision devraient davantage être renforcées en Afrique, en particulier dans les milieux ruraux, pour davantage informer les gens qui l’exercent encore à quel point l’excision peut avoir de graves conséquences au niveau de la santé. Et, en particulier pour l’épanouissement de la femme dans sa vie intime, qui dès lors n’éprouvera plus aucun désir sur le plan sexuel, mais au contraire des douleurs atroces.

Des lois devraient également être mises en place qui interdiraient une fois pour toute ce ce genre de pratique !

Des pays comme le Kenya, l’Ouganda, la Gambie, la Guinée-Bissau et le Nigéria sont d’ailleurs déjà sur cette voie.

Pour finir, je dirai que :  lorsqu’on enlève à une femme une de ses parties génitales, on détruit en elle, quelque part  : une partie de sa féminité !

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