Préparation au mariage : le rôle clé des parents

Comme on peut le constater de nos jours, le taux de divorces a explosé !

Au Sénégal par exemple, selon l’ Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie ( ANSD ) le taux de divorce notamment dans la capitale ( Dakar ) concernerait 3,5 % à 4 % de la population.

Ce qui constitue une hausse comparée à il y a plusieurs années.

De manière générale en Afrique, les femmes en milieu urbain sont les plus nombreuses à demander le divorce, comparé à celles qui vivent en milieu rural.

Qu’est -ce qui explique le fait que les divorces soient beaucoup plus importants chez les nouvelles générations, par rapport aux plus anciennes : celle de nos grands-parents, comme de nos parents ?

C’est ce que j’ai voulu décortiquer, mieux expliquer à travers cet article.

Autrefois ( à l’ère des grands-parents ), le mariage reposait sur des éléments essentiels tels que : le contexte économique, social, religieux :

  • Beaucoup parmi ces femmes ne travaillaient pas. Elles géraient uniquement leur foyer et n’avaient donc aucun revenu.
  • D’un point de vue social, il y avait cette peur du qu’en-dira-t-on ?
  • La stigmatisation était bien ancrée à l’époque dans la société. Etre divorcé était mal vu, il fallair donc penser aux apparences, à la réputation.
  • Sur le plan religieux, le mariage était très sacré et il ne fallait pas le rompre.

A cette époque, le mariage n’avait pas pour exigence de garantir l’épanouissement individuel de chaque instant.

On y cherchait un ancrage solide : un foyer sécurisant, une base pour élever les enfants et une stabilité à long terme.

Comme on le dirait en langue wolof, elles acceptaient le mougne, enduraient sans broncher, même face à un conjoint au caractère très difficile.

Elles ne ralaient pas, n’osaient pas répondre aux remarques de leurs époux.

En résumé : elles étaient des femmes totalement soumises.

D’ailleurs, durant ces années, la polygamie se vivait mieux que de nos jours, les femmes habitaient pour la plupart sous le même toit que leurs coépouses.

Maintenant, si on compare la génération des grands-parents à celle des parents, c’est là où quelques différences peuvent être citées.

En effet, à travers cette génération, on trouve des femmes intellectuelles qui sont donc désormais autonomes financièrement.

Certaines parmi elles commencent à opter pour le divorce lorsque les choses ne vont plus, mais les traditions continuent toutefois à primer face à cette nouvelle émancipation des femmes.

De nos jours, les mariages avec ceux issus de la génération Y (c’est-à-dire nés entre les années 1980 et 1994) et ceux de la génération Z (impliquant les individus nés entre la fin des années 1990 jusqu’en 2010) sont différents !

Par conséquent, qui dit : nouvelles générations dit nouvelles mentalités.

Avec celles-ci, beaucoup de choses ont évolué : les nouveaux couples divorcent de plus en plus et très rapidement !

À l’ère actuelle, certains mariages volent en éclats avant six mois de vie conjugale.

Comment peut-on davantage expliquer cette cause et cette hausse à l’ère du 21 e siècle ?

Autant les femmes doivent être éduquées aux valeurs du mariage, autant les hommes aussi.

Malheureusement, dans la société sénégalaise, on a plutôt l’impression que tout est centré sur la femme : c’est à elle d’être constamment dans la résilience.

Tout doit reposer sur ses épaules. Justement, c’est là où il y a une grosse erreur !

Afin qu’un couple fonctionne parfaitement, il faudrait que les deux y mettent du sien et pas uniquement une seule personne.

Toutefois, que ce soit dans la société africaine comme ailleurs, on peut constater que l’on éduque pas assez les hommes dès l’enfance.

Je ne parle pas de manière générale, car certains ont eu cette chance, même s’il s’agit d’une minorité. J’aimerais d’ailleurs vous renvoyer sur mon article : Ces valeurs à transmettre à la gent masculine.

Il y a d’ailleurs un passage où j’expliquais que parmi celles-ci, il fallait enseigner aux garçons le bon comportement à adopter à l’égard des filles, et la manière d’être une fois marié.

Cela implique :

  • Le sens du respect
  • L’empathie et l’écoute au quotidien
  • Le partage des tâches ménagères
  • La construction d’une relation de complicité, faisant de son épouse sa confidente et sa meilleure amie

Il est impératif d’éduquer à la non-violence, qu’elle soit verbale ou physique.

Les insultes, le mépris, les humiliations publiques ou privées, ainsi que les mots dévalorisants constituent des formes de violence psychologique d’une extrême destructivité.

Un mot blessant peut détruire l’estime de soi d’une personne tout aussi sûrement qu’un coup.

Pourtant, on constate que les couples d’aujourd’hui enregistrent de nombreux cas de violences conjugales, tant physiques que verbales, qui mènent parfois jusqu’au féminicide.

Face à cela, il est inacceptable que certains hommes continuent d’adopter un comportement aussi méprisable envers leur conjointe.

On assiste ainsi à des manifestations incessantes de machisme et de manque de respect de la part de ces individus, qui n’honorent en rien la gent masculine.

S’agissant des femmes également, elles aussi doivent être encore plus sensibilisées sur la manière de tenir un foyer.

Certaines parmi elles, n’ont aucun respect pour leur conjoint en faisant ce que bon leur semble ou en cherchant toujours à avoir le dernier mot.

Quelle attitude doivent-elles avoir envers leur époux ?

Pour citer quelques exemples :

  • Le sens du respect (également)
  • Éviter de faire ce qu’il lui interdit
  • Parler à son époux avec douceur
  • Faire de son époux son confident, son meilleur ami

Dès lors que la femme quitte ses parents, son mari devient son kilifeu, c’est-à-dire que c’est lui désormais : le chef de famille. Elle est placée sous sa responsabilité.

Ce qui manque aussi très souvent dans les mariages actuels, c’est la communication !

Les couples communiquent très souvent peu lorsqu’ils rencontrent des difficultés.

L’orgueil prend le dessus, et chacun préfère dès lors rester dans son coin, ce qui est loin d’être la solution à leurs problèmes !

Les parents ont donc ce travail en amont à effectuer à l’avance afin de bien préparer leur progéniture au mariage.

Il faut également souligner le rôle parfois destructeur de certains parents, notamment des mères, qui poussent leurs filles au mariage pour des motifs pécuniaires plutôt que par amour. Ces femmes matérialistes inculquent ainsi une mauvaise vision du couple à leurs propres enfants.

En définitive, l’augmentation des divorces, n’est pas juste un échec, cela symbolise un réel changement. Les nouvelles générations refusent de subir en silence et veulent de réels partenaires ( leurs ames soeurs ). Les parents doivent donner de nouveaux repères à leurs enfants : un mariage où on s’entend bien, où on forme une vraie équipe, et où la force du couple ne dépend plus de ce qu’on supporte sans rien dire, mais de ce que l’on construit ensemble. Maintenir l’institution du mariage au Sénégal exige un vrai travail d’éducation en profondeur.

Il faut cesser de faire reposer tout le poids du foyer sur les seules épaules des femmes, et inciter les hommes à prendre conscience très tôt de leur rôle, ainsi que de l’attitude juste à adopter pour faire de leur union un véritable partenariat.

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